Solidaires, Unitaires et Démocratiques

Février 2010

 

Unitaires, Solidaires et Démocratiques

LA VOIX DU  SUD

Journal de la section SUD de Pontoise CTC

Il y a plus d’un an la grève des fins de semaine commençait :

Depuis cette date la grève des vendredi perdure. De fait les objectifs initiaux ont beaucoup évolué puisque l’objectif était d’empêcher un projet PIC particulièrement néfaste pour le personnel.  Nous n’avons pas pu embrayer sur un mouvement plus fort pour faire reculer la Poste. Le mouvement gréviste  exprime actuellement plus un ras le bol légitime plus qu’un mouvement revendicatif organisé. Pour autant d’autres combats sont devant nous qui sont déterminant pour notre avenir dans la PIC. C’est pourquoi nous publions le texte du préavis actuel qui démontre l’actualité de la lutte d’aujourd’hui au CTC au-delà d’un ras le bol profond qui s’exprime en particulier les fins de semaine.

 

Le contenu de notre préavis :

 

 

-          Une place pour tous les agents en toute transparence, en particulier pour le personnel handicapé

-          Pour des mesures sociales de haut niveau : départs en retraites, des promotions pour tous,  des primes « PIC » de changements horaires et d’installation en PIC

-          Le respect des engagements publiquement pris en cas de départ de la Poste (prime de 2500 euros)

-          Le maintien, au minimum, de toutes les pauses, de la restauration collective, de la navette

-          Contre la poly-activité et  toute politique sécuritaire

-          Contre l’application unilatérale d’un régime de travail sur 4 semaines et  la clause de prévenance dans le  respect de l’accord ARTT de 1999

-          Pour l’ouverture de négociations réelles et sérieuses prenant en compte la santé des agents afin d’aboutir à des horaires viables en particulier pour la nuit avec une brigade de 9 heures

 

 

Restauration : toujours plus cher !

Sans avoir été averti et encore moins consulté, les prix de la cantine ont encore augmenté malgré une annonce mensongère parue dans proxicon qui nous vantait la hausse de la ristourne.

Ces augmentations sont considérables. En 10 ans, depuis la privatisation du restaurant, nous avons calculé une hausse des 40 % environ des prix. Ce qui vous en conviendrez est légèrement supérieur à celle de nos salaires ! Et nous ne parlons pas de la baisse globale de la qualité et de l’accueil.

La Poste doit investir dans le social et aussi, puisque des menaces existent, assurer la pérennité d’une restauration de qualité à un prix accessible.

 

Embauche en PIC : le critère secret (de polichinelle)

Il s’agit du critère syndical, par exemple une militant appartenant (au hasard à l’UNSO) : 100 points de bonus pour passer en matin. Comme quoi la Direction sait récompenser….Par contre un camarade de la CGT s’est retrouvé avec un malus de 100 points.

 

Horaires PIC : qui est pour ? Personne !

Contrairement à la propagande officielle relayée par certaines OS, il n’y aurait que les vilains SUD et CGT qui seraient opposés aux régimes de travail que la Poste voulait nous imposer sans prendre en compte nos revendications. Eh bien nous pouvons vous affirmer (document à l’appui) qu’aucune organisation syndicale n’a voté pour les horaires lors du CTP consacré à cette question !

 

 

 

4 à la TPF : un enjeu majeur !

Dès 2004 lors de mise ne place de la quatrième position de travail sur les TPF, la Direction n’a eu de cesse de remettre en cause cet acquis. Il y a une remise en cause ouverte tous les dimanches mais pas seulement avec dans un premier temps des cadres pilotant seuls ou à 2 et maintenant des agents d’exécution qui ne respectent pas cette règle officielle.

C’est inacceptable : chefs ou pas l’accord s’applique à tous ceux qui travaille sur les TPF !

Plus insidieux prenant prétexte de la nouvelle organisation du travail en PIC avec la nouvelle fonction de pilote de production, la Direction donne de nouvelles tâches à certains pilotes (ventilation, statistiques, encadrement, contrôles…). Résultat les agents sont souvent trop souvent trois autours de la machine.

C’est inacceptable : nous invitons le personnel a cessé de travailler lorsque le quatrième n’est pas effectivement présent sur la machine !

Constatant ces dérives et le mépris total de la Direction (voire le cahier CHS/CT) nous avons décider d’en appeler à la Direction du Travail, voici notre courrier :

 

Objet : non respect d’un accord national

Portant sur les conditions de travail

 

A Monsieur Caroff, inspecteur du travail

Inspection du travail, cinquième section

 

Monsieur

 

Nous vous interpellons sur une situation qui perdure sur un établissement postal.

Il s’agit du Centre de Tri Départemental situé avenue de l’Aiguillette à Saint Ouen l’aumône.

La Direction de cet établissement ne respecte pas l’accord conclu à la Poste en 2004 (et toujours en vigueur) portant sur « la relation sociale au courrier » en particulier la clause qui prévoit « une personne supplémentaire pour chaque TPF existante » ce qui implique quatre positions de travail sur les machines de tri (Trieuse Petit Format).

Malgré de nombreuses interpellations et inscriptions au Cahier CHS/CT, la Direction nous répond que dès lors qu’il s’agit de cadres occupant les positions de travail, l’accord ne s’applique pas. Ce que nous contestons d’autant que cette situation concerne  aussi des agents d’exécution et qu’une nouvelle organisation du travail se met en place qui remet en cause cet accord. En faut un des quatre agents est de plus en plus occupé à des taches étrangères au chantier TPF.

Nous vous demandons d’intervenir auprès de la Direction du Courrier de la Poste du Val d’Oise et directement auprès de la Direction du Centre de Tri afin de faire respecter cet accord qui représente, sur cet aspect, une amélioration des conditions de travail des postiers.

 

Veuillez recevoir nos salutations

 

Pour le syndicat SUD Postaux 95

 

Un secrétaire adjoint

 

Y Lefrançois

 

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