Solidaires, Unitaires et Démocratiques

Rentrée 2009

 

Solidaires, Unitaires et Démocratiques

LA VOIX DU SUD

 Journal de la section SUD de Pontoise CTC         

                                                                                         spécial projet PIC

 

Une rentrée très spéciale

Avec le projet de privatisation et la restructuration du CTC nous sommes confrontés à deux défis directement liés, que nous devrons relever. Ce journal consacré au projet PIC vous présente notre positionnement et  différents sujets sur lesquels il est bon d’insister.

Un projet inacceptable ! 

L’emploi sacrifié

La direction de la poste veut nous imposer un véritable plan anti-social (il reste, selon les plans de la direction, 80 emplois  à faire disparaître d’ici fin 2011). En clair il y a plusieurs dizaines d’entre nous qui devront « choisir » la mobilité forcée où une retraite de misère. Pour SUD cette question est primordiale. Nous devons garder un maximum d’emplois dans la PIC. Nous devons exiger qu’il n’y ait pas de mobilité forcée, les agents doivent pouvoir rester en attendant une proposition de poste, de mutation ou de retraite qui le satisfasse.

Ce combat de l’emploi nous concerne tous !

Des horaires dégradés

Certes globalement les horaires du matin et de l’après midi avec quelques modifications (en particulier le travail du samedi) peuvent devenir acceptables.

Mais il y le maintien de la 15 / 22 jusqu’en 2011. Ces agents vont  se voir imposer deux restructurations : celle de la PIC en mars 2010 avec une  brigade, qui vu le peu de volontaires, risque d’être  « proposée » aux agents peu « compétents ». Et puis fin 2011 nouvelle  charrette, ces mêmes agents devront aller voir ailleurs !

Et surtout il a la disparition des brigades E, C et D. Pour le personnel de la E, il n’y a aucun horaire proche. Pour les nuits les horaires avancées par la direction constitue un recul brutal : 4 nuits de plus par mois, pas compensation des dimanches, plus de Ferris. L’addition est salée. Il faut obtenir au minimum la réduction du nombre de nuits travaillées et le maintien des RC.

Voilà les deux grandes questions,

 les horaires et les emplois, qui font que nous rejetons actuellement ce projet. Ce sont sur deux questions que devra porter la mobilisation du personnel.

Enfin pour finir il faut avoir conscience que cette restructuration ne garantie aucunement l’avenir, il tout a fait possible que l’année 2012 soit celle de mort du CTC devenu PIC…

Donc aujourd’hui place à la mobilisation du personnel car il n’y a pas de négociations sans l’engagement du personnel dans l’action !

Des « accords » sans moyens et sans négociation

Il faut savoir que la poste n’a qu’une seule obligation en matière d’accord : il concerne les régimes de travail. Pour le reste l’emploi et l’accompagnement social, c’est elle qui décide. Pour autant elle veut 2 accords : un sur les horaires et un sur l’accompagnement social.

Un « accord » social au rabais

Concernant l’accompagnement social, la Poste veut un accord pour que les partenaires sociaux soient parties prenante de ses projets. C’est une discussion où la poste impose sa loi : aujourd’hui nous ne pouvons pas discuter des retraites, des mutations, de l’emploi. On nous impose un marchandage sur le montant des primes de mobilité.

Voici les primes auxquelles nous pouvons prétendre au regard de ce qui a été obtenue ou concédé dans les autres PIC.

*La mobilité : les régimes indemnitaires favorisent la reconversion en facteur avec toujours la prime maximale (le maximum atteint dans les projets PIC étant de 5000 euros) d’autres primes existent : guichetier, activités PPDC (collecte et tri sur Herblay et Goussainville), autre administration et pour nous un petit bonus pour la PIC de GONESSE. Donc pourquoi pas une prime de mobilité pour tous ceux qui veulent partir mais pas de marchandage, 5000 euros  pour tous nous semblent un montant minimum.

*Les retraites au regard de la moyenne d’age du CTC sont pour nous une priorité ce qui n’est pas le cas de la DOTC 95 comme des autres directions. Un seul projet PIC stipule une dispense d’activité de service d’un an en fin de carrière et une prime de départ équivalente à un an de salaire (ce que nous réclamons aussi). Les autres se contentent de l’application des texte : départ à 53 ans et demi pour ceux qui ont le service actif et à partir de 57 ans pour les autres. Afin de permettre à tous les agents qui le souhaitent de s’en aller avec une pension décente nous revendiquons une promotion sous une forme ou sous une autre (REP, RAP, indice exceptionnel de fin de carrière).

*La mutation à ne pas confondre avec mobilité choisie et voulue par l’employeur est pour nous un droit que la poste doit appliquer et sur lequel elle refuse de s’engager et pourtant 88 agents ont des vœux de mutation.

Il existe aussi des *primes de permis de conduire en cas de reconversion (environ 800 euros), des primes « d’installation » en PIC (jusqu’à 1200 euros) et partout des *primes de changement d’horaires allant de 500 euros à 3000 euros selon les PIC et l’ampleur des changements imposés aux agents.

Enfin les *primes de mobilité géographique qui peuvent démarrer à 50 euros pour 0 Km pour 50 jusqu’à 3000 euros pour une distance supérieure à 40 Km (non cumulables avec les primes de mobilité fonctionnelle).

Voilà nous avons fait le tour d’un projet d’accord qui la poste veut faire valider par les organisations syndicales départementales (en clair elle peut se passer de la CGT et de SUD). En définitive une discussion très cadrée, des sujets interdits, du chantage (si vous ne signez pas : se sera le minimum) et au final des mesures faibles où la poste est le maître d’un jeu qui se fait sur le dos du personnel. Au regard du nombre important d’entre nous qui risquons de rester sur le carreau et en l’absence de mesures sociales, pour l’instant, nous n’envisageons pas de signature.

Contractuels : la rupture conventionnelle permet aux agents qui le souhaitent de négocier leur départs, nous demandons une bonification des indemnités de rupture. Mais les agents doivent être vigilant lors de cette « négociation de rupture »

Et si on parlait de la restauration et du service social ? Nous considérons que la mise en PIC peut être l’occasion de revoir le « social » en général, nous voulons que le service social ait les moyens en fonctionnement et que la cantine redevienne un véritable lieu de restauration ce qu’hélas elle n’est plus…

Concernant un éventuel accord local sur les horaires :

Des négociations ? La Poste a l’obligation d’engager des négociations réelles et sérieuses comme le prévoit le code du travail. Nous considérons que ce n’est pas le cas : certes la poste nous a reçu un nombre de fois important, en particulier notre section SUD (dans le cadre des préavis), mais au mieux nous avons droit à des communications sans discussion sur nos demandes. Le résultat c’est un projet initial particulièrement provocateur à l’opposé de nos demandes et de celles des agents. La encore, la question de l’emploi est occultée et le critère de reclassement de la « compétence » imposé.

Une décision unilatérale ? Au regard de son projet qu’elle sait inacceptable et d’une majorité syndicale écrasante en faveur de la CGT et de SUD (elle a besoin de notre signature locale pour valider son accord) la Directrice nous menace de nous imposer son propre scénario sur 4 semaines en s’appuyant sur la nouvelle loi de 2008 sur le temps de travail. Elle prétend avoir ce droit, ce que nous contestons car la Poste reste liée à l’accord de 1999 qui rend obligatoire une signature pour tout nouvelle organisation du temps de travail. La poste a déjà été condamnée 2 fois sur cette question et d’autres jugements sont en cours, y compris dans le Val d’Oise. S’il le faut nous irons donc en justice au cas où la poste imposerait ses choix de manière unilatérale.

Le charme discret de la démocratie postale. Le mépris de la poste par rapport aux lois n’est évidemment pas que juridique. Elle concerne notre vie au travail. Ainsi la direction va nous faire du chantage entre ses ultimes propositions avec accord et un scénario « catastrophe » sur 4 semaines sans accord. Il nous faudrait donc choisir entre la peste et le choléra. Et là, la poste va nous parler de démocratie, du choix des agents mais en fait c’est tout le contraire

 

qu’elle pratique. Notre conception de la démocratie est toute autre : c’est une véritable discussion sur tous les sujets notamment sur nos exigences et les moyens d’action à définir collectivement, sans contrainte et au final un choix sur ce que l’on souhaite vraiment. Pour être tout à fait clair SUD ne cédera pas à un éventuel chantage et ne signera pas un accord en contradiction avec ses orientations et les intérêts du personnel.

 

 

 

Prochaines réunions : 4 et 8 septembre.

Au pied du mur : une seule solution l’action !

Nous avons devant nous des échéances rapprochées (fin septembre, début octobre), nous connaissons les enjeux, eh bien maintenant il n’y plus qu’une seule alternative soit s’en remettre à de pseudo négociations et au bon vouloir de la poste soit nous battre.

Nous proposons avec la volonté d’agir en commun avec nos camarades de la CGT et de proposer au personnel dès le début septembre une journée de grève massive avec rassemblement et réunion des grévistes. Cette journée étant conçue comme une étape vers un mouvement plus dur donc prolongé avant la fin septembre.

Notre but est d’obtenir de véritable négociations sur :

·        L’emploi, pas de mobilité forcée, non au critère de la compétence

·        Un véritable droit à la retraite, à la mutation et à la promotion

·        Des horaires vivables

Bien entendu nous ferons en sorte que l’action ne se cantonne pas au seul CTC de Pontoise. Une lutte cordonnée est pour nous de toute actualité.

 


La compétence et les critères de reclassement

La direction locale et départementale ont dès le départ imposé cette règle qui s’appliquera à tout le monde si elle est adoptée et qui est pour nous synonyme de l’arbitraire. C’est un moyen de se débarrasser de n’importe qui y compris d’agents qui  pendant des dizaines  d’années ont donné satisfaction à la poste, ce critère nous le rejetons ! Il faut noter que ce critère s’il reviens dans quelques PIC, est souvent pondéré par d’autres critères que nous nous mettons en avant : l’ancienneté à la poste, l’ancienneté au CTC, la « proximité » horaire et les charges de famille. C’est ce qui critère qui en octobre peut permettre à la direction de choisir ses agents dans la PIC, sur certains horaires et d’en exclure d’autres y compris les 55 agents avec certificats médicaux.

Questions diverses :

L’enveloppe ? Rappelez-vous au départ on nous avait parlé d’une enveloppe pour le CTC de 8 millions d’euros et nous n’en connaissons toujours pas l’utilisation ! Et si elle était utilisée pour le personnel ?

Le Centre de Tri Carcéral ou PIC ? Ce projet de centre disciplinaire ne nous a pas été encore dévoilé. Il fait pourtant partie intégrante du projet PIC et vise à nous transformer en bon petits soldats de l’armée postale…

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